Les pigments naturels sont des substances colorées produites par des organismes vivants, en particulier les végétaux, destinée à donner une coloration superficielle au support sur lequel on l’applique.
L’indigo : plante tinctoriale
Historique : L’indigo est un colorant bleu utilisé depuis l’antiquité sur plusieurs continents pour teindre les tissus. Les EGYPTIENS, les INDIENS ainsi que les MAYAS l’utilisaient.
En Europe durant le Moyen Age on a utilisé la Guède ou le Pastel, l’indigo était un produit de luxe en raison de l’éloignement géographique. En 1498, l’ouverture des Indes a permis l’entrée massive de l’indigo dans le sud-ouest et entraine une baisse des prix mais le Roi de France interdit son usage.
Au 17 ème siècle, les cultures du coton, du roucou ont le vent en poupe puis arrive l’indigo importé d’INDE vers l’AMERIQUE propice au climat. Le principal fournisseur de l’indigo est SAINT DOMINGUE jusqu’ à la fin du 18 ème siècle.
La technique :
Les installations nécessaires pour produire l’indigo sont au moins trois cuves maçonnées disposées en marche d’escalier : La première le trempoire qui est remplie d’eau avant de mettre les indigotiers fauchés à macérer (fig 1). Ils sont coupés avant la floraison, au moment où ils recèlent le maximum de matière colorante extractible. Cette étape dure de 6 à 20 heures et permet à l’hydrolyse de l’indican contenu dans la plante en indoxyle. Par l’ouverture d’un conduit on laisse ensuite s’écouler le liquide obtenu dans une seconde cuve appelée batterie. Par l’adjonction d’une substance alcaline, comme de la chaux suivie d’oxygénation par battage du liquide, l’indoxyle en particules d’indigo bleues insolubles dans l’eau. On laisse s’écouler le mélange dans une troisième cuve appelée reposoir au fond duquel s’ouvre une petite cuve ovalaire, le bassinot, qui va piéger l’indigo alors que le liquide est évacué. Une fois décantée, la bouillie obtenue est mise à égoutter dans des sacs de toile puis à sécher dans des petits caissons en bois pour obtenir des carreaux d’indigo prêts à l’exportation.
Les archéologues ont recensé 31 vestiges d’indigoteries en Guadeloupe en 2007 à MARIE-GALANTE et dans le Nord Grande Terre.
Les deux plantes qui ont été le plus couramment employées aux Antilles comme ailleurs pour produire de l’indigo sont : - L’INDIGO ANIL ou INDIGO BATARD (nom latin : idigofera suffructicosa). L’indigo est originaire d’Amérique tropicale, du sud des Etats-Unis à l’Amérique du Sud. Et, l’INDIGO VRAI est originaire du sud de l’Asie mais est aujourd’hui très commun dans tout l’archipel guadeloupéen. Ces plantes poussent entre 0 à 500 m d’altitude et affectionnent les littoraux secs.
En AFRIQUE, les deux plantes indigotières les plus utilisées sont L’INDIGOFERA ARRECTA et LONCHOCARPUS CYANESCENS. La première pousse dans les zones sèches et donne un bleu des savanes, tandis que la seconde, plus répandue en Afrique de l’OUEST donne une couleur surnommée « bleu des forêts ».
Réalisation de motifs sur tissu, en AFRIQUE DE L’OUEST, ce sont les cotonnades qui sont principalement teintes, les motifs font partie des savoirs faire ancestraux.
En ASIE, on utilise l’indigo c’est la technique du SHIBORI est ancestrale. C’est la technique de ligature connue sous l’appellation de « tie and dye » ou de renoué ». Le tissu est attaché par des boucles de fil pour cela, on utilise une aiguille munie d’un crochet pour pincer le tissu et enrouler par une boucle de fil autour. Le fil n’est pas nouée, et seule la tension appliquée maintient les parties de tissu. Le résultat présente des légers motifs.
Références : La production d’indigo en Guadeloupe au XVIIème et XVIIIème siècle ou
l’archéologie d’une des premières industries du Nouveau Monde. Tristan YVON, Archéologue-Chercheur, SRA de Guadeloupe / UMR 8096 Archéologie des Amériques
https://www.afrikatiss.org/Articles/teinture-indigo/















La coiffe calendée 




à la Dominique 















